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Se déplacer à la Baie-James
Une fois rendu dans la région Baie-James, vous pourrez utiliser 5 axes routiers principaux pour circuler dans la région :
• La Route de la Baie-James, entièrement pavée et longue de 625 km, traverse la partie ouest de la région, du sud au nord jusqu’à Radisson et Chisasibi, et joint les chemins gravelés menant aux réserves cries de Waskaganish, Eastmain et Wemindji.
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450 miles en 450 jours, un record! Conçue par la firme d’ingénierie québécoise Desjardins-Soriol (Dessau-Soprin), la Route de la Baie-James fut aménagée dans le cadre des grands projets hydroélectriques des années 1970, dans le but de permettre à la machinerie et aux travailleurs d’accéder par voie terrestre aux grands chantiers. D’un empattement plus large que les routes « normales », elle peut supporter des poids atteignant 500 tonnes. Onze ponts traversent les rivières, 940 ponceaux et quelque 32 km de canalisation assurent le drainage des eaux. Une partie de la chaussée est érigée sur l’ancienne mer de Tyrrell. On peut encore y voir les dépôts de moraine laissés au passage des glaciers!
D’une longueur de 620 km, la Route de la Baie-James constitue le prolongement de la route 109 et traverse la région du sud au nord, reliant les villes de Matagami, de Radisson et de Chisasibi. La Route de la Baie-James est pavée, entretenue et déneigée l’hiver. Le relief y est vallonné, mais pas escarpé.
Au départ de cette route, au km 6, se trouve un bureau d’information touristique ouvert en permanence et géré par la Municipalité de Baie-James. Profitez-en pour compléter votre documentation sur la région, entre autres avec la brochure d’accompagnement et d’interprétation de la Route de la Baie-James!
La Route de la Baie-James vous permettra également d’accéder aux villages côtiers du peuple cri, habitant le territoire des millénaires. Autrefois isolées le long de la côte de la baie James, les communautés cries de Waskaganish, Eastmain, Wemindji sont maintenant reliées à la Route de la Baie-James par des routes gravelées d’une centaine de kilomètres chacune. Bien que le long de la Route de la Baie-James ne soit pas habité, vous remarquerez des campements aux abords de celle-ci, généralement composés de quelques cabanes et souvent d’un tipi. Ce sont des camps de pêche et de chasse occupés par les Cris de ces communautés.
Plusieurs haltes routières parsèment la Route de la Baie-James, vous permettant de progresser à votre rythme, en profitant des aménagements tels que des sentiers de randonnée, des quais, des rampes de mise à l’eau, des sites rustiques de camping, des toilettes sèches, etc. Par ailleurs, vous trouverez, au km 381, un relais routier, le seul établissement public le long de cette route. Un service de cafétéria, un poste d’essence et des chambres (style dortoir) y sont disponibles.
La route 167, entièrement pavée, commence au sud-est au Lac-Saint-Jean et monte vers le nord-est jusqu’à Mistissini, en passant par Chibougamau.
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La route 167, qui passe par Chibougamau, est alsphaltée jusqu’à Mistissini, près de 100 km au Nord-Est. La portion qui se rend ensuite jusqu’au camping du Lac Albanel est en gravier.

• La route 113, entièrement pavée, traverse la partie sud-est de la région. Elle relie Oujé-Bougoumou, Chapais, Waswanipi et Lebel-sur-Quévillon.
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La route 113 fait le bonheur de bien des voyageurs. Avant la construction de celle-ci en 1967, la main-d’œuvre minière et forestière de l’Abitibi travaillant dans le secteur Chibougamau-Chapais devait faire un détour impressionnant pour se rendre à la mine ou au chantier.
Imaginez! De Val d’Or, on devait d’abord gagner Montréal, Trois-Rivières et le Lac Saint-Jean, pour enfin rejoindre le secteur Chibougamau-Chapais. Un périple d’environ 1200 km! Aujourd’hui, en empruntant la route 113, le trajet Abitibi/Chibougamau s’effectue en 4 heures.
Faites de nouvelles découvertes à chaque village que vous y rencontrerez : Lebel-sur-Quévillon, Waswanipi, Oujé-Bougoumou, Chapais et Chibougamau.
• La Route du Nord, toute en gravier, a une longueur de 407 km. Elle relie la route 167, à l’extrémité nord de Chibougamau, avec la Route de la Baie-James, à la hauteur du km 274. Elle donne accès aux réserves fauniques des Lacs-Albanel-Mistassini-et-Waconichi ainsi qu’à la réserve crie de Nemaska.
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Tout comme pour la Route de la Baie-James, parcourir la Route du Nord est une aventure en soi. Vous vivrez un dépaysement étonnant et vous observerez des changements géographiques significatifs. Du sud au nord, les arbres feuillus cèderont la place aux conifères, la végétation des sous-bois disparaîtra, la forêt s’éclaircira, les épinettes noires s’espaceront et rapetisseront et le sol se couvrira de lichen. Le paysage passera de vallonné à plat, en raison du passage des glaciers.
À mesure que vous avancerez vers le nord, vous vous sentirez minuscule et prendrez conscience de l’immensité du territoire. Par ailleurs, si vous marchez en forêt dans la taïga, vous vous sentirez géant par rapport aux arbres rabougris. Une sensation unique que seule la région Baie-James peut vous offrir!
N’oubliez pas de faire un arrêt au village cri de Nemaska pour vous ravitailler et pour rencontrer les artisans autochtones qui vous charmeront par leur travail représentatif de leur communauté.
La Route du Nord a été inaugurée en 1993. Construite principalement pour le développement du projet Eastmain d’Hydro-Québec, elle est aussi utilisée pour le transport du bois des compagnies forestières de la région. Vous croiserez donc parfois de lourds fardiers transportant des tonnes d’épinettes. Enfin, la route est de plus en plus empruntée par des chasseurs, des pêcheurs et des touristes avides de nouvelles sensations. En hiver, il est presque certain que vous rencontrerez des caribous.
Au départ de cette route, à Chibougamau, se trouve un bureau d’information touristique saisonnier géré par FaunENord. Profitez-en pour compléter votre documentation sur la région, entre autres avec la brochure d’accompagnement et d’interprétation de la Route du Nord! Profitez des diverses haltes routières le long de la Route du Nord pour progresser à votre rythme, en profitant des aménagements tels que des sentiers de randonnée, des quais, des rampes de mise à l’eau, des toilettes sèches, etc.
Téléchargez le dépliant du ministère des Transports concernant la sécurité sur la Route du Nord.
• La Route Transtaïga, toute en gravier, a une longueur de 688 km. Elle relie entre elles les centrales d’Hydro-Québec jusqu’au barrage Caniapiscau. On y accède par la Route de la Baie-James, à la hauteur du km 544.
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La réalisation du complexe La Grande a exigé la construction d’un tronçon est-ouest, la Transtaïga, d’une longueur totale de 700 kilomètres (435 miles). Cette route de gravier prend naissance au km 544 de la Route de la Baie-James et rejoint les installations de La Grande-3, de La Grande-4, de Laforge-1, de Laforge-2 et de Brisay et les ouvrages du détournement Caniapiscau.
Comme la Route de la Baie-James, la Route Transtaïga emprunte par moments le tracé sinueux des eskers, une astuce ayant facilité l’exécution des travaux lors de sa construction!
Cette route est également le chemin d’accès à plusieurs pourvoiries. Admirez les paysages de la Taïga et soyez attentifs, plusieurs espèces animales vous observent : caribous, loups, lynx, perdrix, renards…
Assurez-vous d’avoir fait des réserves d’essence, car une distance de 500 km vous sépare des points de ravitaillement les plus proches.
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